Je viens de lire un article qui m’a fait sourire dans un premier temps puis consterné. Cette interview est celle de Marissa Mayer PDG (pour le moment) de Yahoo et ex-vice-présidente de la recherche de produit chez…Google. Rien que ça.

Avec de tels titres, je m’attendais à lire l’interview d’une personne éclairée. Marissa Mayer est sûrement une visionnaire, techniquement au top mais je doute vraiment de ses capacités de leader après avoir lu quelques passages.

Marissa Mayer peut travailler 130h/semaine

En voilà une information… 130h/semaine ou 18,5h/jour. Ouille ça fait quand même beaucoup ! Mon cerveau pragmatique commençait déjà à envisager comment organiser sa journée quand la PDG de Yahoo avançait la solution : “être assez stratégique quand vous allez dormir, prendre votre douche, et sur le nombre de pauses aux toilettes”.

Voilà le passage qui m’a fait sourire. Je me suis dit qu’une personne qui calcule quand et combien de temps elle passe sur le trône pour travailler un maximum est soit atteinte psychologiquement soit plus que débordée, dépassée par les événements.

Vu le talent (sûrement justifié) qu’on lui prête, j’en déduis qu’elle a un sérieux problème pour oser travailler 130h/semaine et être assez fière pour s’en vanter.

Marissa Mayer et sa notion de réussite

Le passage de l’interview qui m’a un peu moins fait sourire est celui où elle raconte que lorsqu’elle se rend dans un espace de co-working, elle reconnait les start-ups qui vont réussir par leur présence les samedi après-midi… Cette chef d’entreprise considère le succès comme une accumulation d’heures de travail… Je plains ses collaborateurs.

Au vu des mauvais résultats de Yahoo, quelle solution pour Mme Mayer ? travailler beaucoup plus ? et pourquoi pas 130h ?

Pas sûr que ça les sorte de la crise.

Bien sûr, le travail assidu aide à obtenir le succès mais travailler intelligemment et se reposer le corps et l’esprit fréquemment est tout aussi nécessaire pour déplacer des montagnes.

Si elle est armée pour travailler 130h/semaine efficacement, j’espère qu’elle a assez d’empathie envers ses collaborateurs pour ne pas leur imposer le même traitement…

Dans le doute, je suis bien content de ne pas bosser chez Yahoo.